Les Talents africains10 juillet 2026Lecture : 2 min
Ils ont entre 15 et 22 ans et ils font tourner de vraies entreprises
La mayonnaise congolaise, le jean recyclé, l'huile de coco pressée à froid : voilà l'entrepreneuriat réel des très jeunes Africains. Le prix Anzisha en apporte la preuve chaque année, et la leçon vaut pour chaque lycéen de Bangui.
Chaque année, le prix Anzisha, l'une des plus importantes distinctions du continent pour les entrepreneurs de 15 à 22 ans, met en lumière une génération qui n'a pas attendu la permission d'entreprendre. Sa promotion 2025, le Top 40, rassemblait de très jeunes fondateurs de 19 pays : mode, agrobusiness, alimentation, énergie propre, éducation.
Regardez ce qui se fait juste à côté, chez le voisin congolais (RDC) : la première mayonnaise produite localement, une marque de mode durable à base de jean recyclé, des projets de recyclage et de couture à vocation sociale. Ailleurs sur le continent : une entrepreneuse béninoise qui valorise la cuisine de son pays, un parfum afro-centré au Nigeria, de l'huile de coco pressée à froid, des briquettes d'énergie propre. Presque pas de tech pure. Beaucoup d'ingéniosité ancrée dans le quotidien.
La philosophie du programme est explicite : le projet peut relever de n'importe quel domaine, des sciences à la culture en passant par le sport. Ce qui compte, c'est d'avoir déjà commencé, et de pouvoir le prouver. Les lauréats intègrent une bourse d'accompagnement sur deux ans : formations, stipendes, mise en réseau, et des prix à la clé.
Pourquoi l'Œil vous en parle ? Parce que rien n'est plus mobilisateur, pour un lycéen de Miskine ou un étudiant de l'Université de Bangui, que de voir quelqu'un de son âge, parfois du pays d'à côté, réussir avec trois fois rien. Pas un milliardaire de la Silicon Valley : un jeune qui a monté sa production locale et qui en vit.
Note pratique, toujours : les candidatures du cycle 2026 se sont closes fin 2025. La stratégie gagnante est donc de faire grandir son activité maintenant, de documenter ses résultats, et de viser la prochaine fenêtre. Notre rubrique recensera les échéances pour que plus personne ne les découvre trop tard.
La jeunesse n'est pas un problème à gérer. C'est une ressource à libérer. Et elle n'attend ni un ministère, ni un bailleur.
À retenir. Le prix Anzisha récompense les entrepreneurs de 15 à 22 ans ; sa promotion 2025 (Top 40, 19 pays) couvrait mode, alimentation, énergie et éducation, dont, en RDC voisine, la première mayonnaise locale. Ouvert à tous les secteurs. Candidatures du cycle en cours closes : viser la prochaine édition.
Sources : Anzisha Prize (Top 40 2025 ; modalités 2026).
À 18 ans, vous auriez monté quoi, avec 100 000 FCFA et un téléphone ? La question n'est pas rhétorique : la boîte à idées est ouverte.
